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      Les mamelles de Tirésias
Les mamelles deTirésias - PoulencLes mamelles deTirésias - Poulenc      Ref: MR797
Denise DUVAL (Thérèse/La Cartomancienne)
Marguerite LEGOUHY (La Marchande de journaux/ Une grosse dame)
Jean GIRAUDEAU (Le Mari) Emile ROUSSEAU (Le Gendarme)
Robert JEANTET (Le Directeur) Julien THIRACHE (Presto) Frédéric LEPRIN
(Lacouf) Serge RALLIER (Le Journaliste)
Jacques HIVERT (Le Fils) Gilbert JULLIA (Le Monsieur barbu)

Orchestre et chœurs de l’Opéra-Comique
André CLUYTENS
(Théâtre des Champs-Elysées X/1953)


Denise Duval
Au vrai chic parisien

Denise Duval est partie rejoindre Francis Poulenc en janvier 2016, à l’âge vénérable de 94 ans, un demi-siècle après la fin d’une carrière brève mais historique. Jusqu’au bout, elle a conservé ce qui avait séduit le compositeur à leur première rencontre : le chic, l’éclat et l’esprit. Créatrice inattendue des Mamelles de Tirésias, elle fut ensuite l’inspiratrice de quelques-unes de ses œuvres les plus importantes – Dialogues des Carmélites et La Voix humaine en premier lieu. Ils donnèrent de nombreux concerts ensemble, jusqu’aux derniers jours de Poulenc en 1963. Elle-même quitta la scène peu après… Quelques témoignages demeurent de ces moments uniques, quintessence d’un art français du bien dire, qu’il s’agisse des méandres ésotériques des Proses lyriques de Debussy ou de l’ironie sophistiquée de Louise de Vilmorin. Née à Paris en 1921, Denise Duval étudia au Conservatoire de Bordeaux et fit ses débuts au Grand Théâtre en 1943 dans Cavalleria Rusticana (Lola). Mais une autre carrière semblait alors l’appeler, celle des variétés et celle de la capitale. Elle avait pour cela la silhouette ravageuse et l’énergie lumineuse. En 1944, elle fut engagée aux Folies Bergères et devint meneuse de revue. Mais le destin se ravisa et la fit revenir à la scène lyrique. En 1947, Georges Hirsch la fit entrer à l’Opéra Comique, où elle débuta dans Butterfly. La même année, elle débuta aussi au palais Garnier. Les rôles se multiplient : Thaïs et Salomé (celle de Massenet bien sûr), l’Angélique d’Ibert, L’Heure espagnole (où elle reprend le flambeau de Fanny Heldy) ou la plus inattendue Tosca. La rencontre avec Poulenc arriva cette même année, décidément faste, et se fit donc autour des Mamelles de Tirésias, l’opéra bouffe inspiré d’Apollinaire, dernier retour de Poulenc aux folies surréalistes de sa jeunesse. Pour le rôle de Thérèse/Tirésias, Poulenc n’avait pas encore trouvé son interprète. Il est vrai que le rôle demande des qualités assez hétéroclites et d’abord un culot sans limite. Poulenc déclara ensuite : « Certain d’être emboité, je pensais avec raison, que je me défendrais mieux avec une jolie fille ayant de l’abattage et du cran. Jusqu’en février 1947, je n’avais pas trouvé l’oiseau rare. » C’est Georges Hirsch qui lui sauva la mise en lui présentant Duval qui répétait dans un studio. Poulenc avait trouvé l’oiseau rare : une ravissante jeune femme, se frottant déjà aux plus grands rôles et avec l’expérience du music-hall… D’emblée, Poulenc fut conquis et séduit par « sa voix lumineuse, sa beauté, son chic, son rire sain ». Duval apprit rapidement le rôle et en assura la première le 3 juin. Albert Wolff dirigeait, Erté avait dessiné les costumes et Max de Rieux avait réglé la mise en scène. Poulenc était à l’avance certain (ravi) d’être « emboîté » et il le fut. Le scandale fut total, les huées et les sifflets pleuvaient. Mais la salle était comble et Duval narguait les récalcitrants. L’œuvre était lancée et de même une amitié musicale des plus fécondes. En même temps, Poulenc aimait sortir la jeune femme dans son cercle parisien. « J’ai perdu la tête pour mon interprète belle comme le jour, le chic sur terre, une voix d’or etc. Je la sors beaucoup dans les plus minces robes de Dior ! » De la voix si particulière de Duval, avec ses accents si réels et parfois perçants, son recitar cantando nourri d’Apollinaire et de Cocteau, Poulenc tira le maximum : l’effroi et la révolte de Blanche de la Force, le désespoir pathétique de la femme au téléphone, les derniers mots hagards de la vieille folle de Monte-Carlo… A côté de cette collaboration essentielle, Duval sut mener une carrière qui la mena à Milan comme à Buenos Aires. Au Palais Garnier, elle fut de la première d’Oberon (Fatima) dont Malibran a publié le témoignage. Et le Festival de Glyndebourne a récemment exhumé sa Mélisande, captée en 1963, où les brisures du timbre et les mots décochés comme des flèches dressent un portrait très à part de l’héroïne, aux antipodes d’Irène Joachim. En 1965, elle quitta la scène à l’âge des danseuses étoiles, dans l’éclat définitif de la quarantaine.
Christophe Ghristi
Photo de couverture Denise DUVAL avec Francis POULENC (collection Hervé OLéON)

PAILLE D’AVOINE Planquette

Denise DUVAL (Bluette) Jean GIRAUDEAU (Paille d’Avoine) Joseph PEYRON (Lubin)





Marcel CARIVEN RTF 21/1/1957


10,83 € HT (TVA à 20%)
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