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Le Chemineau - Xavier Leroux:

Le Chemineau - Xavier Leroux:

Ref: MR667

LE CHEMINEAU

Drame lyrique en quatre actes
Livret de Jean Richepin
Musique de Xavier Leroux

Le chemineau : Valère Blouse
Toinette : Liliane Francou
Maître Pierre : Raymond Armond
François : Fernand Debouver

Opéra d’Avignon 1956

Direction : Georges Sébastian
(verson abrégée)

« Cette année 1907 – décidément heureuse – devait voir l’éclosion….d’un ouvrage d’importance primordiale : Le Chemineau de Xavier Leroux et Jean Richepin. Le drame en vers de ce dernier avait été créé dix ans plus tôt à l’Odéon par Mme Segond-Weber et Decori et avait eu un succès retentissant. 1907 devait voir son entrée à la Comédie-Française en même temps qu’à l’Opéra-Comique. Richepin avait apporté assez peu de modifications à la version lyrique et Xavier Leroux avait composé une partition simple et expressive, pleine de chaleur et de vie avec quelques fois quelques excès de sonorité qui s’harmonisaient très bien avec le livret. »
Ainsi s’exprimait Albert Carré, directeur de l’Opéra-Comique, qui avait lui-même donné tous ses soins à la mise en scène de l’ouvrage.
La première avait eu lieu le 6 novembre 1907, sous la direction de François Ruhlmann avec dans les rôles principaux Hector Dufranne (Le chemineau), Claire Friché (Toinette), Thomas Salignac (Toinet), et Jean Périer (François). Triomphe immédiat suivi de nombreuses reprises où s’llustrèrent en Toinette Marguerite Mérentié, Marie Delna, Alice Raveau, Germaine Pape, Renée Gilly,.. et dans le rôle titre Henri Albers et Louis Musy. Curieusement, l’ouvrage entra au répertoire d’une seconde salle parisienne dès le 20 novembre 1913 avec Maguenat et Claire Friché. Mais c’est sans doute sur les grandes scènes de province que Le Chemineau fit son plus long et prestigieux chemin, avec de grands barytons tel Valère Blouse, insurpassable de plénitude vocale et d’intensité dramatique, Pierre Nougaro et René Bianco, tandis que Adrien Legros marquait profondément le rôle de François. Puis, malgré d’excellentes reprises à Nantes, à Bordeaux et, en Janvier 1996 à Marseille, avec Jean-Philippe Lafont, Martine Surais, Marc Laho et Yves Bisson sous la direction d’Henry Gallois, Le Chemineau subit le sort de « l’Opéra Naturaliste » tel que Verdi l’avait prévu : « C’est pavé de bonnes intentions, mais dans vingt ans on n’en parlera plus. »
Curieusement, de cet ouvrage alors célèbre, le disque ne nous avait gardé que très peu de traces : « La Jeannett’ s’en va-t-aux champs » par Henri Albers (Malibran Music MR 653) et Louis Musy (Malibran Music MR 588), l’air de Toinet « Ah ! vous avez tort ma mère » par Jean Marny, « Ici, c’était ici » par Julien Lafont. Cette presque intégrale dirigée par George Sébastian et dont la vedette est Valère Blouse est une précieuse « première mondiale ».
Mais qui est donc ce chemineau qui tant inspira Jean Richepin, le libertaire, et Xavier Leroux, le sage musicien qui voulait écrire un opéra naturaliste ?
Acte 1 :Un saisonnier aux bras puissants qui offre ses services et « chemine » à travers plaines et vallons. Toujours gai, ivre de liberté, il chante tout le jour. Il est aussi un peu sorcier, guérit les animaux malades, redonne de la toison aux brebis malingres. Arrivé à la ferme de Maître Pierre, il séduit Toinette, la servante, provoquant la jalousie de François, un ouvrier sérieux qui voulait l’épouser. Mais, ni Maître Pierre, qui avait apprécié ce saisonnier si rentable, ni Toinette, qui le voulait pour la vie, ne l’empêchent de reprendre la route.
Acte 2 : Vingt ans plus tard. Après le départ du chemineau, Toinette a épousé François et donné naissance à Toinet. Aujourd’hui, ce solide garçon fait vivre sa famille, car François est malade. Aline, fille de Maitre Pierre, et lui veulent se marier. Furieux, le patron y voit une machination de François pour s’approprier sa fortune. Il menace de révéler que Toinet est un bâtard. François est victime d’une attaque.
Acte 3 : Au café du village, le chemineau retrouve peu à peu la mémoire. Revoyant Toinette, apprenant que Toinet est son fils, il promet de rester et de remplir son devoir ;
Acte 4 : Trois mois plus tard ; c’est Noêl. Grâce au chemineau, qui a promis à maître Pierre de rester à son service, Aline et Toinet ont pu se marier. François, qui est au plus mal, supplie le chemineau d’épouser Toinette après sa mort et lui donne son alliance. Se sentant piégé, terrorisé par la perspective de perdre sa liberté, le chemineau s’enfuit.
« Et toi, suis ton destin !« Va ! chemineau, chemine !»

This year of 1907- a decidedly happy one- saw the flowering of a work of major importance; Le chemineau (the Vagrant)by Xavier Leroux and Jean Richepin.
“the latter’s verse drama had been created ten years earlier at the Odeon by Mme Segond-weber and Decori and had a lasting success. 1907 would see the arrival at the Comedie Francaise and simultaneously at the Opéra Comique. Richepin made relatively few changes to the operatic version and Xavier Leroux had “composed a simple and expressive score full of life and warmth, with some occasional excesses of tone that harmonised very well with the libretto.
This was what Albert Carré, the director of the Opéra-Comique who had supervised the production had to say about the work. The premiere took place on November 6 1907 conducted by Francois Ruhlmann and with Hector Dufranne (Le chemineau) Claire Friché (Topinette) Thomas Salignac (Toinet) and Jean Périer (Francois) in the principal roles. It was an immediate success with many revivals with Marguerite Mérentié etc cast in the role of Toinette and Henri albers and Louis Musy in the title role.
Curiously the work entered the repertoire of a second Parisian theatre on November 20 1913 with Maguenat and Claire Friché. But it was without doubt in the major provincial theatres that Le Chemineau enjoyed its longest and most prestigious career with great baritones such as Valere Blouse with his unsurpassable vocal power and dramatic intensity, Piere Nougaro and René Bianco, as well as Adrien Legros making a profound impact in the role of Francois. Later, despite excellent revivals in Nantes and Bordeaux and in January 1996 at Marseilles Conducted by Henry Gallois, Le Chemineau succumbed to the fate that Verdi predicted for “naturalistic opera” “ is paved with good intentions but in 20 years it will be forgotten” Strangely there are few traces on record of this work that was once so famous; “Jeanett’ etc by Henri albers and Louis Musy Toinet’s aria by Jean Marny by Jules Lafont. This almost complete recording conducted by George Sebastian and starring Valère Blouse is a precious world premiere. But who is the “vagrant” who so inspired the libertarian Jean Richepin and Xavier Leroux, the conservative musician who wanted to write a “naturalistic” opéra?
Act I: A seasonal worker with strong arms who offers his services and travels from place to place. Always drunk on liberty he sings all the day long. He is also a bit of a magician who can cure sick animals and bring sickly ewes back to health. Arriving at the farm of Maitre Pierre, he seduces the servant Toinette, provoking the jealousy of Francois, a solid worker who wants to marry her. But neither Pierre who appreciates the profitable worker nor Toinette, who wants to spend the rest of her life with him, are able to dissuade him from leaving again.
Act II: Twenty years later. After the departure of the vagrant, Toinette has married Francois and given birth to Toinet. Today this hardworking boy supports his family as Francois is ill. Aline the daughter of Maître Pierre wants to marry Toinet. The boss is furious, thinking that Francois is scheming to take his fortune.He threatens to reveal that Toinet is a bastard. Francois has an attack of his illness.
Act III: At the village café, the vagrant gradually remembers the past. Seeing Toinette once again he realises that Toinet is his son and promises to remain and fulfill his duty.
Act IV:Three months later; it is Chistmas. Thanks to the vagrant who has promised to remain in the service of Pierre, Aline and Toinet have been able to marry. Francois who is very sick begs the vagrant to marry Toinette after his death and gives him his wedding ring. Feeling trapped and frightened of losing his freedom, the vagrant flees.
“And you, follow your destiny! “Go, vagrant, on your way!”

Texte de Jean ZIEGLER, traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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